Comores : Affaire Anacm vs Int’Air Iles, la direction de l’aviation civile se défend

En revenant sur la question de l’A320 que l’Anacm avait sommé la compagnie de le rendre au plus tard le 20 juillet 2017, Nassure Ben Ali a rappelé que la règlementation comorienne a accordé une échéance de six mois à toutes les compagnies nationales pour l’exploitation d’un avion en location. Maintenant Int’Air Iles aura deux options : soit rendre l’appareil ou l’immatriculer aux Comores. C’est la règle pour tout le monde.

Suite aux déclarations du directeur général de la compagnie aérienne Int’Air Iles, dans la presse locale, régionale et sur les réseaux sociaux, concernant la note d’information de l’Anacm, la direction de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacm) a convié, hier, la presse nationale à une conférence pour essayer d’expliquer le bien-fondé de leur note.

 

A son entrée, le directeur technique de la sécurité des vols, Nassure Ben Ali a accusé le directeur d’Int’Air Iles de propager des propos qui ne “tiennent pas debout” par rapport aux exigences imposées à la réglementation de la navigation comorienne.

 

 Il ne fait qu’accuser à tort et à travers l’Anacm, qui ne fait que veiller à la sécurité et à la sûreté des comoriens, ainsi qu’au respect de la réglementation comorienne en matière d’aviation civile,

 

s’est-il défendu. Nassure Ben Ali a souligné que les appareils de la compagnie Int’Air Iles ne remplissent pas les conditions exigées pour  ce type d’appareils. Et un rappel a été fait à plusieurs reprises à la compagnie pour qu’elle s’y conforme sans succès.

Une négligence «partagée» avec l’Anacm puisque celle-ci reconnait «avoir laissé le champ libre depuis 2014 jusqu’à lors au lieu d’exiger le respect de la règlementation».
Suite à l’interdiction de la ligne Hahaya-Ouani aux avions à type monomoteur et l’exigence de passer par Mwali avant d’atterrir à Ndzuani,  le directeur de la sûreté des vols a expliqué que l’Anacm a signalé à Int’Air Iles qu’avec la règlementation de l’Organisation internationale de l’aviation civile (Oaci), ainsi que les routes et zones d’exploitation définies dans la règlementation de l’aéronautique comorien,

 

le chemin emprunté par leurs commandants de bords ne sont pas conformes et ne garantissent pas la sécurité et la sûreté des Comoriens.
A cet effet, l’Anacm a demandé à la compagnie de lui fournir les garanties «d’un schéma de vol, qui déterminera un point de dégagement en cas de problème et  jusqu’à présent la compagnie n’a pas fourni ce plan».

Pour cela, le patron de la sûreté des vols demande au directeur d’Int’Air Iles de mettre de côté le rallongement du temps de vol et le coût de la maintenance de l’aéronef, et qu’il s’intéresse à la sécurité et à la sûreté des Comoriens.

«Ou qu’il m’explique ce que peut faire un avion qui survole  les montagnes avec un seul moteur,  en cas de problème, alors que si l’avion opère près des côtes, il y aura la possibilité de voir l’aéroport de dégagement le plus proche et atterrir en toute sécurité», lance-t-il.

Revenant sur la question de l’A320  qui devait être rendu au plus tard  le 20 juillet 2017, Nassure Ben Ali a rappelé que la règlementation comorienne a accordé aux compagnies aériennes une échéance de six mois pour les avions en location. Elle peut l’exploiter pour une période de six mois, au-delà, elle a deux possibilités : soit le rendre à son locataire, ou l’immatriculer aux Comores.

«Et c’est ce qu’on a écrit le 5 juin dernier à Int’Air Iles afin de lui  rappeler ces dispositions. Et on lui a accordé une échéance d’un mois pour faire venir ses clients. Après, soit elle l’immatricule aux Comores, soit elle le rend. C’est à la compagnie de décider», a conclu le directeur par intérim de l’Anacm.

Alwatwan


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