Excisée à 8 ans, mariée de force à 13 ans, Diaryatou Bah milite contre l’excision

Mariée à 13 ans et demi à un polygame de 30 ans son aîné, elle quitte son pays, la Guinée,  pour rejoindre ce quasi-inconnu aux Pays-Bas. Le couple s’installera en France 4 ans après.

A son arrivée en Europe, Diaryatou Bah ne savait parler que la langue Peul. Sans papier, son mari peul la laissait souvent seule à la maison sans argent pour aller rejoindre ses autres femmes.

« Je ne parlais pas français, je n’avais jamais pris le métro, je n’avais pas de papiers, j’étais coupée du monde », témoigne-t-elle.

Un soir, après quatre ans de vie conjugale qui lui en ont « paru quarante », elle tombe sur une émission où témoignent des femmes victimes de violences. A 17 ans, devant son écran, elle note le mot « assistante sociale » pour pouvoir « sortir de l’enfermement ».

Aujourd’hui Diaryatou Bah a 31 ans et  milite contre les mutilations sexuelles. Elle est ambassadrice de la campagne de prévention baptisée « Excision, parlons-en! »

Employée en France dans une association qui vient en aide aux exclus et aux femmes en fragilité, Diaryatou Bah sort en 2006 un livre intitulé « On m’a volé mon enfance » pour dénoncer la pratique de l’excision.

Elle est aujourd’hui engagée à alerter sur les risques encourus par les adolescentes qui passent les vacances dans le pays d’origine de leurs parents. Elle partage sa douloureuse expérience.


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