Résumé de « Au Bonheur des Dames »

Denise et ses frères, Pépé et Jean , arrivent à Paris. Leur père et leur mère sont décédés récemment, et ils vont rester chez leur oncle Baudu , propriétaire d’un magasin de draperie appelé le Vieil Elbeuf. Alors qu’ils marchent vers sa boutique, ils passent devant Au Bonheur des Dames , un grand magasin immense et enchanteur. Denise et ses frères découvrent que les Baudu sombrent dans la faillite. Leurs clients ont été chassés par Au Bonheur des Dames, un magasin qui a plusieurs rayons, une atmosphère captivante et des prix bon marché. Baudu n’a pas de travail pour Denise, alors elle décide de postuler au Au Bonheur des Dames – une décision qui offense les Baudu, qui détestent les affaires modernes.

L’histoire laisse Denise suivre Octave Mouret – le propriétaire de Au Bonheur des Dames – arrivant dans son bureau après une nuit de fête. Il regarde avec reconnaissance le portrait de sa défunte épouse, Madame Hédouin , puis procède à son inspection quotidienne de son magasin, la grande « machine ». Mouret décide de se vendre à perte une soierie fantaisie pour s’assurer la confiance des clients. Il fonde sa boutique sur le principe d’exploiter les désirs universels de toutes les femmes. Le succès est fou, même si Bourdoncle le prévient que les femmes « auront leur revanche » un jour. Mouret tombe sur Denise, qui postule en ce moment pour travailler au rayon dames. Madame Aurélie -l’acheteur du rayon- pense que Denise est trop timide et maigre, mais Mouret la prend en affection et la fait embaucher par Madame Aurélie. Denise, qui avait vu Mouret plus tôt dans la rue, ressent autour de lui la même peur inexplicable qu’elle avait ressentie plus tôt.

Ce week-end chez Madame Desforges , un groupe de dames aristocratiques – Madame de Boves , Madame Guibal et Madame Marty – se réunissent pour le thé. Ils sont rejoints par Vallagnosc , Mouret, et le baron Hartmann . Mouret persuade Baron de lui vendre une propriété adjacente au Paradis des Dames pour un plan d’expansion. Il parle de Au Bonheur des Dames et les dames s’excitent. Le lundi suivant, les dames assistent à une vente au Au Bonheur des Dames  – un événement qui séduit les femmes riches et pauvres avec des étalages grandioses et des tours émotionnels – et en deviennent fascinées à leur manière.

Pendant ce temps, les vendeuses intimident Denise hors des ventes, et elle a du mal à payer la chambre et la pension de Pépé et l’argent pour couvrir les affaires constantes de Jean. Pauline – sa seule amie au Au Bonheur des Dames – suggère à Denise de gagner de l’argent supplémentaire en prenant un amant, mais Denise refuse la proposition. Elle part en excursion d’une journée à la campagne avec Pauline et son petit ami, où elle est désemparée de voir Hutin – un vendeur du Au Bonheur des Dames pour qui elle a le béguin – agir de manière obscène dans un bar. Elle rencontre également Deloche , un vendeur du Au Bonheur des Dames. Il avoue son amour pour Denise, mais elle ne le considère que comme un ami. La basse saison Au Bonheur des Dames commence, et tous les vendeurs vivent dans la peur d’être licenciés. Un jour Jouve – qui a une vendetta contre Denise parce qu’elle a physiquement rejeté ses avances prédatrices – surprend Denise au sous-sol en train de parler à Jean et, croyant que Jean est l’amant de Denise, fait virer Denise immédiatement. Il ne consulte pas Mouret, qui a depuis développé des sentiments pour Denise.

Denise vit alors une période de pauvreté intense. Elle et Pépé louent une chambre miteuse au-dessus d’une petite boutique de parapluies appartenant à Bourras . Denise refuse de gagner de l’argent en se prostituant comme les autres pauvres femmes qui l’entourent, et gagne à la place un peu d’argent en travaillant pour Bourras, qui fulmine constamment sur l’obscénité de Au Bonheur des Dames. Enfin, Denise obtient un emploi chez Robineau— l’acheteur du rayon soie qui a lui aussi été licencié récemment — dans sa nouvelle boutique de draperies. Denise aime les Robineau, mais lorsqu’elle rencontre Mouret dans un parc, ils ont une discussion passionnée dans laquelle elle partage sa préférence pour les affaires modernes. Robineau et les Baudu (avec qui Denise s’est réconciliée) refusent de rejoindre ce qu’elle appelle « le développement naturel des affaires ». Denise est bouleversée que les petits commerçants se laissent ruiner et que sa cousine Geneviève — dont le fiancé Colomban est amoureux de la vendeuse de Au Bonheur des Dames Clara — se meure de chagrin.

Denise accepte une invitation de Mouret à retourner au Au Bonheur des Dames. Il y a une autre grande braderie, et Mouret désorganise intentionnellement le magasin pour que ses clientes se perdent et dépensent ainsi plus. Madame Marty a la fièvre de dépenser tandis que Madame de Boves est tentée de voler à l’étalage. Après la vente, Mouret promeut Denise au poste d’acheteur adjoint du rayon dames. Peu de temps après, Denise reçoit une lettre de Mouret l’invitant à dîner avec lui, ce qu’il a demandé à de nombreuses vendeuses, dont Clara, qui deviendront ensuite ses maîtresses. Bien que Denise se soit rendu compte depuis qu’elle aimait Mouret, elle ne veut pas être sa maîtresse. Alors que la nouvelle de la lettre circule dans l’état-major, Mouret trouve Denise en train de compter le stock dans la salle des patrons. Il la supplie de l’accepter et avoue qu’il l’aime, mais elle le rejette.

Peu de temps après, Madame Desforges – qui a pu dire à la vente que Mouret aime Denise – invite jalousement Mouret à un goûter et fait venir Denise en même temps pour lui ajuster un manteau. Madame Desforges dirige Denise et l’humilie en affichant sa relation avec Mouret. Enfin, Denise rompt son calme, insinuant que Madame Desforges est en surpoids. Mouret défend Denise et rompt ses liens avec Madame Desforges. Au même goûter, Mouret persuade Baron de soutenir son expansion Au Bonheur des Dames sur une rue entière – la rue du Dix-Décembre. Il congédie également Bouthemont – qui s’est depuis lié d’amitié avec Madame Desforges – et Madame Desforges le prend sous son aile pour financer son propre grand magasin.

Début des travaux d’agrandissement du Au Bonheur des Dames sur la rue du Dix-Decembre. Malgré la réalisation de ses rêves, Mouret sent que son pouvoir et son argent n’ont aucun sens puisqu’il ne peut pas avoir Denise. Bourdoncle – qui craint que Denise ne soit «la vengeance» dont il a averti Mouret – dit à Mouret que Denise a eu des relations avec Deloche. Furieux de jalousie, Mouret avoue à nouveau son amour à Denise. Elle le rejette à nouveau mais lui assure qu’elle n’a pas d’amants. Par la suite, Denise devient acheteuse d’un nouveau rayon pour enfants et profite de sa position pour faire évoluer Au Bonheur des Dames: elle ouvre une école pour les salariés et une maternité pour les vendeuses enceintes comme Pauline, qui a depuis épousé Baugé .

Lorsque Colomban s’enfuit avec Clara, Geneviève tombe gravement malade et décède peu après. Les petits commerçants, tous lugubres dans leur état de faillite, se rassemblent pour ses funérailles . Peu de temps après, Madame Baudu décède. Robineau fait faillite, échoue une tentative de suicide, puis se retire à la campagne avec sa femme. Bourras fait faillite et Mouret démolit sa boutique, agrandissant le paradis des dames dans son espace. Baudu et Bourras refusent tous deux les offres d’aide de Denise. Denise est bouleversée par la souffrance des propriétaires de petites entreprises mais considère leur disparition comme nécessaire au progrès des entreprises modernes.

La nouvelle rue du Dix-Décembre s’ouvre et est inaugurée par une « vente blanche » dans laquelle le magasin est décoré comme un mariage. Lassée de toutes les rumeurs qui circulent sur elle et Mouret, Denise envisage de quitter l’Au Bonheur des Dames après cette vente. Jean (qui est maintenant marié) et Pépé (qui va à l’école à Paris) rendent visite à Denise au service des enfants. Mouret, faisant son inspection habituelle, est touché par l’amour de Denise pour ses frères, et demande à Denise de venir à son bureau après la vente. Pendant ce temps, Madame Desforges, Madame de Boves et Madame Marty (dont le mari est devenu fou après avoir dépensé tout son argent) font leurs courses dans tous les rayons. Jouve surprend Madame de Boves en train de voler des dentelles, et elle est conduite au bureau de Bourdoncle et fouillée. Mouret observe toutes ces femmes qui sont à sa merci et sent soudain qu’il veut se rendre à Denise. Après la vente, les sacs d’argent sont apportés au bureau de Mouret, mais il est indifférent au nouveau record d’un million de dollars qu’ils contiennent. Denise vient à son bureau, et Mouret lui propose. Denise accepte, et ils tombent dans les bras l’un de l’autre tandis que Madame Hédouin semble sourire dans son portrait au-dessus d’eux.


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